Ce billet traîne depuis des mois dans mes brouillons… J’y reviens pourtant régulièrement, mais je ne suis jamais satisfaite du résultat. J’écris des mots, que je supprime directement pour tout réécrire, en ayant vraiment peur de le publier. Peur de ne pas trouver les bons termes, de dire des choses de travers et de ne pas réussir à me faire comprendre. Et désolée à l’avance, cela risque d’être très long ! 
Pendant mon adolescence, à l’époque des skyblogs et cowblogs, j’écrivais ce qui me venait en tête, que je sois de bonne ou mauvaise humeur. Ces petits bouts d’internet ont donc recueilli mes peines de cœur, mes moments de joie et d’énervement, etc. Les photos étaient peu recherchées mais me tenaient particulièrement à cœur à ce moment-là, mes billets étaient brouillons et fouillis. J’ai essayé de garder la même veine en ouvrant ce blog en 2011, en améliorant tout de même la qualité des photos. Mais en comparant mes articles actuels et ceux d’il y a quatre ans, il y a une énorme différence. On pourrait penser que cela est normal, beaucoup de choses se sont passés en quatre ans et j’ai énormément évolué. J’avais pourtant l’impression de moins me prendre la tête que maintenant. Je n’essayais pas d’avoir une ligne éditoriale précise, je bloguais vraiment au feeling, sans savoir si cela allait être lu ou pas. Je n’hésitais pas à raconter ce qui se passait dans ma vie, que ce soit positif ou négatif. J’ai pourtant l’impression d’avoir perdu quelque chose ces derniers temps
Pendant un moment, je me suis imposée un rythme de publications soutenu, je m’excusais quand un article n’arrivait pas en temps et en heure. Le terme « imposer » a commencé à me faire vraiment peur (voire angoisser). Pourquoi m’infliger cela ? Pourquoi me mettre dans un tel état pour un espace virtuel ? Pourquoi m’excuser, alors que les lecteurs, derrière leur écran, ne vont pas mourir si un de mes articles n’est pas publié. Pourquoi me priver d’une sortie juste parce que je souhaite écrire tel billet avant ? Comme petit élément de réponse, il y a les partenariats et les articles sponsorisés -plus rares- mais j’y reviendrai plus longuement une prochaine fois. J’ai la chance de recevoir régulièrement des vêtements et des produits à tester, mais les marques attendent en retour une publication. Certaines ont des délais, d’autres non, mais il faut tout de même que cela soit en ligne. Cela fait que le blog perd, je trouve, de son charme. Parce que ce n’est pas forcément plaisant de voir quatre articles à la suite avec uniquement des produits offerts, même si je ne vous mets pas un couteau sous la gorge pour les lire !  
Pendant un autre moment d’égarement, je n’ai pensé qu’à mon référencement. Mais être bien référencé, c’est peut-être bien. Avoir un contenu de qualité, c’est bien mieux, surtout pour être sûr que vous, lecteurs et lectrices, repasserez ici avec du plaisir. Autant vous dire que maintenant, je laisse de côté le SEO et compagnie, en gardant tout de même certains réflexes qui ne sont pas gênant à la lecture, pour faire plus attention à ce que j’écris ici ! 
Au final, c’est ma relation avec ce blog, et la blogosphère en général, qui a changé. Pour autant, je ne crache pas sur mon espace virtuel hein, qu’on soit d’accord. Je ne regrette pas du tout d’avoir cliquer sur le bouton « créer un blog » il y a quatre ans. J’ai grandi en partie grâce à vous, j’ai eu de chouettes opportunités qui n’auraient sans doute jamais eu lieu sans le blog. Je prends toujours du plaisir à lire vos retours, même s’ils sont moins nombreux qu’avant (mais je ne blâme personne, vu que je commente moi-même de moins en moins de blogs). J’ai appris à prendre davantage confiance en moi, notamment en prenant mes tenues en photo et en confrontant mon avis aux vôtres (j’avais plutôt tendance à m’écraser avant). J’ai également rencontré des personnes formidables, dont certaines qui font désormais partie de mon cercle de proches (big up Florence !). Donc oui, ce blog est comme une histoire d’amour, mais pas que
Bravo si vous êtes allé(e)s au bout de ce pavé ! Si vous tenez aussi un blog, je serai ravie de savoir la relation que vous entretenez avec !