Ce billet de blog est dans mes brouillons depuis de nombreux mois,  il était plus que temps de retrousser mes manches pour enfin prendre le temps de le terminer !  Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler plus en détail de ma transition vers un dressing raisonné, un cheminement qui m’a demandé pas mal de temps et qui peut toujours être amélioré. Je suis loin d’être parfaite en la matière, mais je sais que tout est déjà bien mieux qu’il y a quelques années. Allez, je vous raconte tout ça !

L’évolution de ma manière de consommer

Lorsque j’étais plus jeune, histoire de partir dans un cliché, j’adorais faire les boutiques avec mes copines. Petit budget oblige, je me dirigeais à chaque fois vers les boutiques à bas prix, avec pour seuls critères le prix et le fait que le vêtement soit tendance. Je me suis donc souvent retrouvée avec des vêtements qui ne tenaient pas trop dans le temps, et à finalement dépenser plus d’argent (sans m’en rendre compte) à devoir à chaque fois racheter tel t-shirt ou tel pantalon qui n’a pas survécu à plus de 4 lavages. Pendant mes années de licence à Rennes, je ressortais quasiment toutes les semaines avec un achat de chez H&M, Pimkie, C&A ou encore de chez Zara, pour des vêtements que je n’ai jamais conservé très longtemps (mais que je donnais déjà à des associations). En même temps, mon arrivée à Rennes coïncide avec la création de ce blog et mon envie de montrer mes tenues, et en m’étant mis en tête qu’il ne fallait montrer que des nouveautés (non mais quelle idée franchement…)

C’est étrange parce qu’en parallèle, dès l’adolescence, j’avais pris l’habitude d’acheter aussi des vêtements de seconde-main en ligne ou chez Emmaüs, la Croix-Rouge, Ding Fring et d’autres associations plus locales. Et j’achetais aussi auprès de créatrices en ligne, pour être sûre d’avoir un vêtement qui sors de l’ordinaire. Mais je faisais toujours en sorte d’avoir un vêtement très « daté vintage », bien loin de mes envies de suivre les tendances que j’avais décidé de ne plus suivre. Mais je sais très bien que tout ça était lié à mon besoin d’affirmer ma personnalité, à travers des vêtements bariolés ou qui sortaient de l’ordinaire (bonjour l’époque des sarouels bien trop grands ha ha). J’étais et je suis toujours une grande timide qui peut paraître hautaine et froide à la première impression, mais j’avais besoin que mes vêtements colorés et à motifs prouvent le contraire !

Donc de mon adolescence à la fin de mon lycée, j’achetais énormément parce que je me cherchais en terme de style, et j’ai acheté encore plus dès mes 19-20 ans parce que je voulais faire plus de photos de tenues sur le blog et que j’étais une adepte de « l’achat coup de cœur »…

Comment je raisonne mes achats depuis 4 ans

Il y a 4 ans, j’ai vraiment pris conscience du poids environnemental et sociétal de mes précédents achats, notamment grâce au documentaire The True Cost et en regardant de plus près des informations sur l’effondrement du Rana Plaza en 2013. Et 4 ans, cela rime aussi avec la prise de poste de l’amoureux dans une association d’insertion spécialisée dans le recyclage textile en Alsace (et qui m’a permis de comprendre que mon achat dans un de leurs magasins me permet d’aider l’association). Finalement, j’en avais marre de dépenser de l’argent dans des boutiques de fast-fashion et de finalement devoir donner les vêtements achetés parce qu’ils ne me plaisaient plus (les achats spontanés et irréfléchis) ou parce qu’ils étaient déjà abîmés dès 3 lavages. Je m’étais donc mis en tête de n’acheter qu’auprès de marques éthiques françaises, étant persuadée que c’était uniquement la meilleure manière de faire, mais mon budget ne suit pas toujours.

La seconde-main est pour moi l’une des meilleures solutions, surtout en ce moment vu que mon budget est plus que riquiqui. Il existe désormais de nombreuses boutiques physiques et en ligne qui proposent des pièces de seconde-main, comme Vinted (même si j’ai tendance à croire que cette plateforme entraîne aussi une surconsommation de vêtements), les friperies ou toutes les boutiques d’associations de recyclage de vêtements, présentes dans quasiment toutes les villes.

Ma manière de remplir mon dressing va aussi de pair avec l’évolution de mon style vestimentaire : si avant je n’étais pas réticente à porter des vêtements ultra colorés et à motifs, je recherche désormais plus de sobriété et ne prend que des motifs qui sont intemporels pour moi (des pois, des rayures et des fleurs). J’ai aussi arrêté de suivre il y a bien longtemps les tendances mode qui se font saisons par saisons, j’ai aujourd’hui trouvé mon propre style qui me convient et me plaît, et tant pis si je ne suis pas la personne la plus tendance !

Aussi, depuis plus 4 ans, je me suis crée un tableau sur Pinterest avec les associations de vêtements et de couleurs qui me plaisent et qui pourraient convenir à ma silhouette. J’y repasse très souvent pour voir si les associations me font encore vibrer, et si j’ai besoin d’ajouter un type de pièces dans mon dressing ou non. J’ai aussi un autre tableau contenant les pièces qu’ils me manquent, et j’ai également un dossier sur mon navigateur qui réunit les liens des vêtements qui me plaisent lorsque je navigue en ligne et qui correspondent à ma liste de choses manquantes dans mon dressing. De cette manière, j’évite vraiment les achats spontanés qui, je le sais, ne restent jamais très longtemps dans mon placard. Et je fais aussi régulièrement du tri pour être sûre d’avoir uniquement des pièces qui me plaisent à 100% et ne pas trop m’encombrer. Je suis loin d’avoir une capsule wardrobe ou un dressing minimaliste, mais je sais que tous les vêtements qui sont présents dans mon dressing sont régulièrement portés, je ne veux plus qu’un de mes vêtements prennent la poussière des mois et des mois. De cette manière, je n’ai pas/plus un placard qui déborde et plus de raisonnement du type « je ne sais pas quoi porter, rien ne me va » chaque matin !

Aujourd’hui, je me suis donc fixée quelques règles avant tout achat : je vérifie que je n’ai pas déjà une pièce similaire dans mon dressing et que c’est bien un vêtement dont j’ai besoin, je fais attention à la composition et à la provenance de mon vêtement, j’achète dès que possible de seconde-main et je passe commande auprès de créatrices/créateurs dès que je peux (puisque je sais qui je rémunère).

Assumer mon imperfection en la matière

Je sais pertinemment que je suis loin d’être parfaite en la matière et qu’il y a encore des axes d’améliorations : il m’arrive encore d’acheter des vêtements neufs, mais il est très rare que ce soit de manière spontanée. Comme écrit plus haut, j’ai une liste des pièces que j’aimerais ajouter à mon dressing, et je fais en sorte de chercher la meilleure alternative pour moi. Par exemple, j’ai collaboré pendant plus d’un an avec Spartoo pour lequel j’écrivais des articles contre des bons d’achat chaque mois, mais j’ai arrêté au bout d’un an parce que j’avais réussi à avoir les vêtements et chaussures qui manquaient à mon dressing et parce que que je n’avais pas envie d’inciter à consommer davantage que nécessaire ! Mais j’ai pu y trouver de belles pièces que je chéris encore aujourd’hui, comme cette robe pull que j’ai pris plaisir à ressortir depuis l’arrivée de l’automne ♥

Chaque achat neuf se déroule désormais en deux temps : si je ne trouve pas la pièce de seconde-main, je m’autorise à l’acheter en neuf. Si c’est du neuf, je vérifie l’étiquette pour connaître la matière utilisée et la provenance (en privilégiant du made in Europe si possible). Et si vraiment je ne trouve pas, cela m’est arrivé récemment pour des jeans, je fais plusieurs boutiques physiques afin de les essayer et d’avoir une coupe qui me conviennent (principalement Promod et Bonobo). Je fais uniquement une exception pour les chaussures et les sous-vêtements que je n’arrive pas à acheter d’occasion, j’ai les pieds beaucoup trop sensibles pour cela. Et j’évite quand même toutes les marques de fast-fashion, dans lesquelles je n’ai pas mis les pieds depuis des années !

J’ai aussi fait de nombreuses erreurs en pensant acheter auprès de marques dites « éthiques » qui ne le sont pas réellement, comme celles qui mettent en avant la plantation d’arbres pour chaque achat mais produisent à l’autre bout du monde (et se font une marge énorme pour des produits de la même facture que H&M), ou encore celles qui jouent sur le « made in France » mais qui, en lisant l’étiquette, s’avère être une France d’Asie (ou mieux encore, le « pensé avec amour en France »). Le greenwashing est aujourd’hui très présent, et il faut redoubler de vigilance pour ne pas tomber dans ce piège. Dans tous les cas, je ne me flagelle pas si j’achète du neuf de temps en temps, je me dis juste que j’ai suivi toutes les étapes pour acheter d’une meilleure manière mais que je n’ai pas réussi ! Je ne serai jamais parfaite en la matière, et je ne tends de toute manière pas vers la perfection.

Finalement, pour moi, avoir un dressing raisonné rime aussi avec « prendre soin du vêtement », qu’il soit neuf ou de seconde main. J’avais tendance avant à mettre tous mes vêtements en machine sans forcément regarder les instructions de lavage. J’ai déjà perdu de nombreux pulls qui devaient être uniquement lavés à la main, ou d’autres pièces qui ont rétrécies parce qu’elles ont été lavées à 40°C et non 30°C. Mine de rien, c’est tout bête mais cela me permet de conserver plus longtemps mes vêtements !

Ma wishlist

Je vous présente ci-dessous quelques pièces qui manquent à mon dressing : toutes ces pièces sont disponibles sur le site Spartoo, avec lequel je collabore aujourd’hui contre un bon d’achat. Ce sont des vêtements, chaussures et accessoires qui sont tout de même dans mon onglet « Shopping » depuis des semaines, et je ne m’en suis toujours pas lassée et que je n’ai toujours pas réussi à trouver de seconde main. Par ailleurs, je vous invite à faire un tour sur les pages « Made in France » et « écoresponsable » du site pour vos achats, les provenances et les matières utilisés y sont décrites avec plus de détails.

Dans ma liste de mes envies, il y a notamment cette combinaison noire de Betty London, une pièce qui manque cruellement dans mon placard depuis des années (je n’ai jamais réussi à trouver LE modèle qui me convient d’occasion). On y trouve ensuite un gilet jaune moutarde/marron de la marque Betty London qui sera parfait au-dessus de mes robes d’hiver. Par ailleurs, cela fait 2 ans maintenant que je rêve d’avoir des cols roulés assez épais, ceux que j’ai pu trouver de seconde main était trop fins pour être portés dès que les températures sont trop basses. Celui de ma wishlist est de la marque B.O.T.D. (Basic of the Day) et sera parfait pour aller sous ma salopette Make My Lemonade ou d’autres petites robes ! Les bottines noires Nriquet de Casual Attitude me permettront de remplacer d’anciennes bottines qui me font toujours des ampoules malgré toutes les années passées avec. Enfin, ma dernière envie : ce sac à main avec des festons de la marque André qui est juste ultra adorable et sera parfait pour les jours où je ne veux pas m’encombrer de mon grand sac Minuit sur Terre !

Et vous, avez-vous adopté un dressing raisonné ? Êtes-vous adeptes de la seconde-main ou pas encore ?